Douleur à la base du pouce, perte de force, raideur, gêne dans les gestes du quotidien… Ces signes peuvent révéler une rhizarthrose.
Encore trop méconnue, cette forme d’arthrose touche l’articulation située à la base du pouce. Elle peut limiter progressivement la mobilité de la main et impacter la qualité de vie.
Heureusement, des solutions existent pour soulager la douleur, préserver la fonction du pouce et, dans certains cas, envisager un traitement chirurgical adapté.
Qu’est-ce que la rhizarthrose ?
La rhizarthrose est une arthrose qui touche la base du pouce, au niveau de l’articulation entre le trapèze, un os du poignet, et le premier métacarpien.
Elle concerne près de 2 millions de personnes en France et touche majoritairement les femmes de plus de 50 ans, souvent après la ménopause.
Quels sont les symptômes de la rhizarthrose ?
Les signes peuvent apparaître progressivement. Les plus fréquents sont :
- une douleur à la base du pouce ;
- une raideur articulaire ;
- un gonflement ;
- une perte de force ;
- une gêne pour saisir ou pincer des objets ;
- une déformation progressive du pouce ;
- une perte de mobilité.
Ces symptômes sont parfois attribués au vieillissement ou aux changements de saison. Pourtant, lorsqu’ils persistent, ils méritent une évaluation médicale.
Les bons réflexes en cas de douleur au pouce
Un parcours de soin adapté permet de soulager les symptômes et d’agir selon le stade de la rhizarthrose.
Dans les premiers temps, plusieurs mesures peuvent améliorer le confort :
- porter une attelle ou orthèse sur mesure, souvent la nuit ;
- limiter les gestes répétitifs ;
- utiliser des outils ergonomiques ;
- préserver l’articulation lors des gestes du quotidien.
Lorsque la douleur devient plus fréquente, persistante ou handicapante, il est important de consulter un médecin.
Quels traitements contre la rhizarthrose ?
Selon l’évolution de la maladie, différents traitements peuvent être proposés.
Les traitements médicaux :
Le médecin peut recommander :
- des antalgiques ;
- des anti-inflammatoires ;
- des infiltrations ;
- une prise en charge paramédicale ;
- le port d’une orthèse adaptée.
L’objectif est de réduire la douleur, calmer l’inflammation et préserver la mobilité du pouce.
Les solutions chirurgicales :
Lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus, une prise en charge chirurgicale peut être envisagée.
Deux options peuvent notamment être discutées avec le médecin :
- la pose d’une prothèse, qui remplace l’articulation abîmée et permet une récupération rapide, avec une bonne mobilité ;
- la trapézectomie, qui consiste à retirer l’os atteint, avec une réduction significative de la douleur, mais parfois une légère baisse de force par rapport à une prothèse.
Ces interventions ne sont proposées qu’après échec des traitements médicaux.
Une plateforme pour mieux s’informer
Pour aider les personnes concernées à mieux comprendre leurs symptômes et à s’orienter, la plateforme arthrose-pouce.com propose des informations dédiées à la rhizarthrose.
Le site rassemble :
- des contenus pédagogiques sur les symptômes, les stades et les traitements ;
- des témoignages de patients ;
- un annuaire de spécialistes.
Avec environ 14 000 visites mensuelles, cette plateforme est devenue une ressource utile pour mieux comprendre l’arthrose du pouce et identifier les bons interlocuteurs.
Rhizarthrose : ne pas banaliser la douleur
Une douleur au pouce n’est pas anodine lorsqu’elle persiste ou gêne les gestes du quotidien.
Consulter permet d’obtenir un diagnostic précis, d’adapter la prise en charge et d’éviter que la gêne ne s’installe durablement.
Mieux vaut écouter les signaux de sa main plutôt que les minimiser.

Rééduca 2026 se tiendra du 17 au 19 septembre à Paris Porte de Versailles, le rendez-vous des professionnels de la rééducation et de la kinésithérapie.