La cotation NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels) est
un pilier essentiel pour le masseur-kinésithérapeute. Elle permet de facturer correctement les actes, de garantir leur remboursement par l’Assurance Maladie et d’éviter tout risque de rejet ou de contrôle.
En 2025, avec l’évolution des pratiques, des outils numériques et des contrôles renforcés, maîtriser la NGAP n’est plus une option. Voici un guide clair, à jour et pratique pour comprendre la cotation NGAP kiné et l’utiliser efficacement au quotidien.
Qu’est-ce que la cotation NGAP en kinésithérapie ?
La définition de la NGAP :
Avant toute chose, NGAP signifie Nomenclature Générale des Actes Professionnels. Selon la définition du site Améli, elle comprend “les dispositions générales et la liste des actes pris en charge par l’Assurance Maladie”. Autrement dit, il s’agit d’un système de classification et de tarification qui regroupe l’ensemble des actes médicaux en France.
Concrètement, cette cotation est un référentiel officiel des actes médicaux et paramédicaux, mais également un outil de tarification. Il s’agit aussi d’une base de remboursement pour la Sécurité sociale et les mutuelles.
Pourquoi la NGAP est essentielle pour les kinésithérapeutes ?
Pour les masseurs-kinésithérapeutes, la Nomenclature générale des actes professionnels permet aux kinés de :
- Coter chaque acte avec un code précis ;
- Garantir le remboursement des séances ;
- Pratiquer le tiers payant ;
- Sécuriser sa facturation face aux contrôles.
Seuls les actes inscrits à la NGAP sont remboursables. Certaines techniques spécifiques ou innovations thérapeutiques peuvent rester hors nomenclature. Finalement, elle est aussi utile aux kinésithérapeutes qu’aux clients.
Les règles à respecter pour la cotation NGAP kiné
Obligations légales du kinésithérapeute :
En tant qu’auxiliaire médical conventionné, le kiné doit impérativement :
- Disposer d’une prescription médicale valide ;
- Réaliser un bilan diagnostique kinésithérapique (BDK) ;
- Coter ses actes strictement selon la NGAP.
Une mauvaise cotation peut entraîner :
- Des rejets de remboursement ;
- Un indu à rembourser (jusqu’à 3 ans rétroactifs) ;
- Voire un contentieux avec l’Assurance Maladie.
Exemples de cotations courantes (tarifs indicatifs 2025) :
Les deux cotations les plus courantes sont :
- Le bilan neurologique dont le coefficient NGAP est 10,8 et le tarif de 23,20 euros ;
- Le bilan pour toute pathologie non neurologique avec le coefficient 10,7 et son tarif de 23 euros.
Comment coter correctement les actes de kiné en 2025 ?
Utiliser les codes appropriés :
Le système de codes peut être perturbant, alors, afin de vous aider à mieux les comprendre, voici un petit listing de ceux qui sont le plus couramment utilisés :
|
Acte de kinésithérapie |
Coefficient NGAP |
Tarif indicatif |
|
Cotation kiné test antigénique |
8,8 |
18,90 € |
|
Rééducation respiratoire |
8,5 |
18,30 € |
|
Bilan neurologique |
10,8 |
23,20 € |
|
Bilan non-neurologique |
10,7 |
23,00 € |
|
Mucoviscidose |
10 |
21,50 € |
|
Drainage lymphatique 1 membre |
8 |
17,20 € |
|
Drainage lymphatique 2 membres |
9 |
19,35 € |
|
Cicatrice |
7,5 |
16,13 € |
|
Kiné IMC |
11 |
23,65 € |
|
Rééducation à la marche |
6 |
12,90 € |
|
Fybromyalgie |
9,5 |
20,40 € |
|
Rééducation périnéale |
8,5 |
18,30 € |
Chaque séance doit correspondre à :
- un acte précis,
- un coefficient NGAP,
- une lettre-clé (AMK, AMS, AMC…).
Bonne nouvelle : en 2025, les logiciels métier kiné génèrent automatiquement les lettres-clés et intègrent les mises à jour de la nomenclature.
S’appuyer sur des ressources officielles :
Pour parvenir à choisir le code le plus approprié pour une séance de traitement spécifique, il est possible de :
- Consulter le “Guide pratique de la NGAP en masso-kinésithérapie” disponible sur le site d’Ameli.
- Vérifier systématiquement la correspondance acte/pathologie.
- Documenter correctement les séances et fournir un bilan diagnostic kinésithérapique (BDK).
Comment documenter les soins adéquatement ?
La documentation est d’une importance primordiale pour les kinésithérapeutes lors de l’utilisation de la cotation NGAP pour les raisons suivantes :
- Justifier les actes réalisés : une documentation complète et rigoureuse permet d’attester que les soins effectués sont médicalement justifiés et conformes aux indications prévues par la NGAP. Elle constitue un élément clé pour garantir le remboursement des actes par l’Assurance Maladie.
- Assurer un codage précis des actes : en consignant correctement chaque séance, le masseur-kinésithérapeute peut sélectionner avec exactitude le code NGAP correspondant à la prestation réalisée, limitant ainsi les risques d’erreur de facturation.
- Établir des feuilles de soins conformes : les informations renseignées (diagnostic, nature des actes, dates, durée des séances) doivent être claires, complètes et conformes aux exigences réglementaires. Une saisie rigoureuse permet d’éviter les retards de traitement ou les refus de remboursement.
- Faciliter la coordination des soins : la documentation favorise les échanges avec les autres professionnels de santé impliqués dans le suivi du patient. Elle permet de transmettre des comptes rendus et informations médicales utiles, contribuant à une prise en charge globale, cohérente et continue.
- Répondre aux audits et contrôles : en cas de contrôle de l’Assurance Maladie, la documentation fait office de preuve. Une traçabilité soignée des soins permet de répondre efficacement aux demandes d’information et de démontrer la conformité des actes avec la NGAP.
Bon a savoir : en cas d’audit, ce qui n’est pas tracé est considéré comme
non réalisé.
Anticiper les changements attendus
La cotation prévue par la NGAP évolue régulièrement afin de s’adapter aux changements du système de santé et aux pratiques professionnelles. En tant que masseur-kinésithérapeute, il est donc indispensable de rester informé pour appliquer une cotation conforme et à jour. Ces évolutions peuvent intervenir à travers :
- Des avenants conventionnels,
- Des revalorisations ciblées,
- L’’intégration ou non de nouvelles techniques de prise en charge dans la nomenclature.
Pour anticiper ces changements et sécuriser sa facturation, il est recommandé d’adopter certaines bonnes pratiques en 2025 : mettre en place une veille mensuelle sur le site d’Ameli, s’inscrire aux newsletters professionnelles et participer régulièrement à des formations dédiées à la NGAP, proposées notamment lors du Salon Rééduca. L’ensemble des informations officielles et fiables relatives aux mises à jour de la nomenclature est disponible sur Ameli.fr.
Nos astuces pour une cotation NGAP fiable
Pour coter correctement vos actes et sécuriser votre facturation, il est recommandé d’utiliser des logiciels métier dédiés aux kinésithérapeutes, qui intègrent les codes NGAP à jour et les évolutions de la nomenclature. Afin de limiter les erreurs, il est également conseillé de se former régulièrement à la NGAP et de s’appuyer sur le guide officiel disponible sur Ameli.fr.
La NGAP constitue le référentiel de tarification des actes de kinésithérapie et conditionne leur remboursement par l’Assurance Maladie. Une bonne maîtrise de la cotation est donc essentielle pour garantir une prise en charge efficace des patients et se prémunir contre les risques de contrôle ou de régularisation.
*Sources :
–https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/NGAP%2001.07.2025.pdf
–https://fr.wikipedia.org/wiki/Nomenclature_g%C3%A9n%C3%A9rale_des_actes_professionnels
– https://www.cofidoc.fr/nomenclature-ngap-kines-ce-quil-faut-savoir/
