Peu contraignante, La comptabilité du kinésithérapeute qui exerce son activité en tant qu’indépendant possède certaines spécificités. En prendre connaissance vous permet de respecter vos obligations légales sur le plan fiscal et comptable donc aux risques de pénalisations. Zoom sur les dispositifs applicables à la profession : le régime micro bnc et le régime de la déclaration contrôlée.

 

 

 

Micro-BNC : obligations et fiscalités pour les kinésithérapeutes

 

 

Pour bénéficier de ce régime, vous devez être en mesure de justifier que votre revenu ne dépasse pas un certain seuil. On parle d’un revenu annuel plafonné à 70 000 € hors-taxes.

Les kinésithérapeutes assimilés aux micro-bénéfices non commerciaux ne sont pas obligés de recourir à la comptabilité classique avec ses contraintes. En effet, il suffit de détenir un compte bancaire auto-entrepreneur et justifier d’un livre de recettes à jour. Ce dernier mentionne l’ensemble des revenus générés durant l’année d’exercice concernée, qu’il soit élaboré en version papier ou numérique. En présentant ces deux éléments à l’administration fiscale, vous démontrez votre régularité par rapport aux obligations légales.

Il est à préciser que le régime du micro-BNC ne distingue pas la rémunération propre au kinésithérapeute et les bénéfices engendrés par son activité professionnelle. Ce n’est donc pas le résultat mais l’ensemble des recettes enregistrées qui servent de base de calcul aux impôts. Plus concrètement, l’imposition s’applique à 66% des recettes annuelles du kinésithérapeute. La déclaration doit donc être établie sur cette base, sachant que les 34% d’abattement fixe correspondent au montant des charges estimatives.

En ce qui concerne la déclaration, c’est le formulaire 2042C PRO disponible en ligne qui doit être dûment rempli, signé et transmis à l’administration fiscale. Il est également possible d’imprimer la déclaration et de la transmettre en version papier à votre centre fiscal. L’essentiel est de respecter les échéances imposées pour conserver la conformité.

Pour finir, notez que le paiement simultané de vos cotisations sociales et fiscales est tout à fait possible. Pour cela, il faudra opter pour un versement libératoire.

 

 

 

Déclaration contrôlée : obligations et fiscalités imposées par le régime

 

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Si votre chiffre d’affaire annuel dépasse le seuil applicable au micro-BNC, vous êtes soumis au régime de la déclaration contrôlée. Les obligations comptables sont à respecter impérativement mais en parallèle, vous gagnez du temps sur la gestion administrative de votre activité.

Vous pouvez librement choisir le régime de la déclaration contrôlée même si votre chiffre d’affaires annuel est inférieur ou égal à 70 000 € hors taxes. L’un des avantages concerne l’absence d’abattement fixe dans la mesure où le calcul est basé sur vos frais réels. Les charges déduites peuvent ainsi être plus élevées, ce qui vous fait bénéficier d’une marge plus importante. Pensez à déposer votre demande d’option avant l’échéance de la déclaration pour profiter de ce dispositif d’une validité minimum de 2 ans.

Le cabinet du kinésithérapeute soumis au régime de la déclaration contrôlée doit tenir une comptabilité de trésorerie à jour. Autrement dit, il faut tenir un registre de vos dépenses et recettes, justificatifs à l’appui. Il est également nécessaire d’établir un bilan accompagné d’un compte de résultat et  justifier les mouvements bancaires. Ajoutez à cela qu’un document dédié doit détailler les dettes impayées parallèlement aux créances qui n’ont pas été encaissées.

 

Le kinésithérapeute qui opte pour la déclaration contrôlée doit détenir un livre de recettes distinct du registre de ses dépenses (achats).

 

D’un point de vue fiscal, deux déclarations sont à prévoir. Le formulaire 2042C concerne les revenus professionnels, incluant les revenus annexes. Quant au formulaire 2035, il fait référence aux charges déductibles, revenus non commerciaux….

L’intervention d’un expert-comptable est recommandée pour les kinésithérapeutes qui souhaitent être exonérés de la majoration du résultat fiscal. En effet, des formalités plus spécifiques sont à prévoir. Intégrer une aga (Association de Gestion Agréée) ou utiliser un logiciel spécifique est une autre option intéressante pour la gestion comptable des kinés.

 

Le métier de kinésithérapeute peut donc être soumis aux mêmes exigences comptables qu’une entreprise. Le choix du régime dépend des revenus mais aussi des préférences du professionnel. L’assistance d’un expert-comptable n’est pas obligatoire bien qu’elle permette de mieux cerner les spécificités des régimes qui s’appliquent selon le cas.