Aussi connu sous le terme “syndrome fémoro-patellaire”, le syndrome rotulien est un trouble du genou qui génère des douleurs intenses au niveau de la rotule. Les sensations douloureuses apparaissent durant les activités physiques et sportives telles que la montée des escaliers ou encore la course. Toutefois, une position assise répétée ou encore un accroupissement prolongé peuvent aussi générer un tiraillement. 

Problématique et gênant au quotidien, le syndrome rotulien complique le quotidien et peut vite devenir un enfer. Voilà pourquoi, il convient de l’identifier et d’aménager un suivi kinésithérapique afin de soulager les patients par le biais d’une simple rééducation. À noter que ce problème articulaire ne nécessite pas d’intervention chirurgicale. Découvrez comment offrir les meilleurs soins à la patientèle sur ce sujet et surtout, apprenez-en davantage sur les nouvelles techniques en vigueur ! 

Diagnostic du syndrome rotulien

Comment diagnostiquer le syndrome rotulien ? 

Le syndrome fémoro-patellaire doit être diagnostiqué pour éviter les complications et surtout pour éloigner toute autres pathologies pouvant provoquer les mêmes sensations. Il convient d’être attentif au patient pour préserver son articulation en bonne santé. Le genou est sollicité au quotidien, il convient d’en prendre soin ! Voilà pourquoi une évaluation approfondie est importante… 

L’anamnèse

Le diagnostic de ce syndrome commence par un échange entre le médecin et le patient. Durant cette communication, le professionnel procède à un interrogatoire sur les antécédents de l’individu, mais aussi sur l’historique de la douleur. L’idée étant d’écarter les autres pathologies. 

L’examen clinique

Afin de pousser son examen, le médecin utilise des techniques d’évaluation comprenant des tests spécifiques. Il manipule l’articulation et appuie sur certaines zones de cette dernière. Par la suite, il demande à la patientèle de faire quelques mouvements, encore une fois pour écarter d’autres pathologies. 

Bilan radiographique

Afin de parfaire son diagnostic, le médecin peut prescrire une radiographie du genou ou encore une IRM afin de contrôler l’état du cartilage, mais aussi celui de l’articulation tout entière. Une partie intéressante pour assurer le diagnostic de syndrome rotulien et prescrire un suivi sur-mesure auprès d’un masseur-kinésithérapeute

Causes et symptômes du syndrome rotulien

Qu’est-ce qu’un syndrome rotulien ? 

On définit comme syndrome rotulien une douleur localisée sur l’avant du genou et/ou autour de la rotule. Il s’agit d’une pathologie qui impacte souvent les personnes qui se remettent à la pratique du sport sans préparation. La douleur intervient lors de l’effort qu’il soit physique (comme le fait de monter et descendre les escaliers) ou sportif (la course, le vélo et bien plus encore). Elle peut également survenir durant une position assise répétée, voire en position accroupie. 

Cette sensation désagréable s’explique par une raideur de la rotule qui peine à suivre le mouvement, notamment parce que l’os glisse moins facilement. Dans ce cas de figure, la synovie, autrement dit, le tissu qui se trouve à la surface de l’articulation et qui produit le liquide synovial, ne lubrifie plus aussi bien le cartilage. Tout comme cela peut provenir d’un manque au niveau du coussinet graisseux qui permet d’amortir les chocs sous la rotule. 

Les causes du syndrome rotulien

Parmi les causes du syndrome rotulien, vous retrouvez : 

  • La reprise d’une pratique sportive intensive sans préparation ; 
  • La réalisation d’une pratique sportive intense comprenant la course à pied sur un sol goudronné, mais aussi les squats, le step ou encore toute pratique sportive demandant une position à quatre pattes sur un sol dur ; 
  • La faiblesse des muscles au niveau des membres inférieurs ; 
  • L’anomalie morphologique du genou issue d’un mauvais alignement de la rotule à la naissance ; 
  • Les métiers nécessitant une sur-utilisation des genoux comme carreleur, jardinier ou encore déménageur ; 
  • Le mauvais maintien plantaire ou le port de certaines chaussures ; 
  • Un traumatisme ou une blessure ; 
  • La position assise prolongée et la sédentarité. 

Les symptômes du syndrome rotulien

Les symptômes du syndrome rotulien sont les suivants : 

  • Une douleur lancinante relativement forte au niveau du genou qui peut devenir plus forte durant l’effort. Elle atteint un ou deux genoux ; 
  • Une sensation douloureuse au moment de plier le genou, de gravir des marches, de courir, de sauter ou encore de s’accroupir ; 
  • Un tiraillement articulaire lors d’une position assise prolongée ; 
  • Un ou plusieurs bruits de craquement ou de claquement lorsque l’on monte des marches ; 
  • Une raideur du genou avant, après ou pendant l’effort.   

Traitement du syndrome rotulien

Solutions préventives

Afin d’éviter l’apparition ou l’aggravation du syndrome rotulien, il est nécessaire de : 

  • Pratiquer une activité physique et sportive régulière pour le renforcement musculaire des genoux tels que le vélo, la natation, le roller, la musculation ou la marche rapide ; 
  • Porter des chaussures de qualité, adaptées aux activités de la journée ; 
  • Maintenir une bonne posture et éviter le port de charges lourdes. 

Solutions curatives

Du côté des traitements médicamenteux, le médecin peut prescrire : 

  • Des antalgiques pour calmer l’irritation ; 
  • Des analgésiques comme des anti-inflammatoires non-stéroïdiens pour atténuer les douleurs durant les épisodes de crises ; 
  • Une genouillère rotulienne pour encourager le maintien d’une pratique sportive ; 
  • Des semelles pour soigner certains troubles du pied qui peuvent aggraver un syndrome rotulien. 

Physiothérapie, orthèses et médicaments sont donc des traitements possibles pour améliorer la condition du patient, toutefois, ils ne permettent pas de guérir ce dernier. 

Exercices de rééducation

Pour soigner le syndrome rotulien, le médecin prescrit des séances de rééducation spécifiques chez le kinésithérapeute. Ce praticien reçoit le patient, échange avec lui, observe les mouvements et l’articulation pour établir un suivi précis et sur-mesure afin de le soulager au quotidien. 

Cela passe par quelques exercices clés, des techniques d’amélioration de la mobilité et du renforcement. 

Il faut du côté des étirements

  • Étirer la chaîne postérieure ;
  • Étirer la chaîne antérieure. 

Pour ce qui est du renforcement musculaire :

  • Renforcement du quadriceps ; 
  • Renforcement des rotateurs internes ; 
  • Renforcement du triceps sural. 

Les exercices peuvent contenir : 

  • Une mobilisation patellaire
  • Un contrôle neuromusculaire et de la proprioception ;
  • Une thérapie physique modalités (cryo, electrothérapie,ultrasonothérapie) ; 
  • De la massothérapie
  • Des exercice équilibrage de charge ;
  • La méthode Sohier ;  
  • Une thérapie par ondes de choc. 

Il faut également vérifier la rotation des hanches pour s’assurer que le moyen fessier n’intervient pas dans l’inconfort du patient. 

Chirurgie orthopédique (si nécessaire)

Dans de rares cas, il est possible que la chirurgie orthopédique soit envisagée. Cela intervient lorsque le cartilage est endommagé, que les traitements ne fonctionnent pas ou encore que le patient souffre d’arthrose. Il est question de recentrer la rotule dans la gorge trochléenne pour réduire les sensations douloureuses et la rendre plus stable. 

Quoi qu’il en soit, après l’opération, il convient de faire de la rééducation afin de maintenir la souplesse et la musculation du genou. La rééducation post-chirurgicale comprend une réduction de la marche pour préserver l’intervention du chirurgien. 

Les déplacements sont à limiter pour réduire le risque de gonflement. La conduite reprend seulement 15 jours après et il faut attendre 1 mois pour retourner travailler. Enfin, en ce qui concerne le sport, mieux vaut laisser passer tout un trimestre. 

Techniques avancées de rééducation

Les dernières innovations technologiques en rééducation contribuent à améliorer le confort des patients atteints de syndrome rotulien. Il est possible d’intégrer : 

  • La cryothérapie ; 
  • La rééducation proprioceptive autrement dit une technique d’apprentissage neuromusculaire ; 
  • L’électrothérapie ; 
  • La laserthérapie ; 
  • La microkinésithérapie. 

Pour conclure, le syndrome rotulien est une pathologie courante souvent provoquée par la reprise d’une activité sportive après une longue phase de repos, mais aussi par une station prolongée assise. Caractérisé par une douleur au niveau de la rotule lors de l’effort ou durant un accroupissement, ce syndrome complique le mouvement et vient impacter le confort. 

Soignable par le biais de la rééducation kinésithérapeutique, cette pathologie s’atténue au fil du temps et peut être évitée avec la pratique d’un sport régulier. Le médecin prescrit des séances de kinésithérapie et des médicaments pour faciliter le quotidien de la patientèle. Le kinésithérapeute, quant à lui, se charge de procéder à un suivi personnalisé visant au renforcement musculaire par le biais d’étirements et d’exercices. 

Dans de rares cas, il arrive que le syndrome fémoro-patellaire soit résolu par une opération chirurgicale. Cette solution de dernier recours intervient lorsque le patient souffre d’arthrose ou encore que son cartilage est endommagé.